On vous a expliqué récemment le concept de Ben & Fakto : notre volonté de ne pas sacrifier la mode pour l’éthique mais de montrer que les deux étaient maintenant possibles.
Si notre but est donc de permettre à des marques auxquelles on croit de se développer, on ne voulait pas s’arrêter là. Ne pas uniquement distribuer des produits qui ont du sens, mais avoir notre propre action. Après avoir un peu réfléchi, nous l’avons trouvée et nous l’avons appelée « buy one, help one ». Le but de cet article est de vous expliquer cette idée et de vous raconter comment elle a germé jusqu’à devenir pour nous évidente.
Buy One, Help One
« Buy one, help one », littéralement « achetez un, aidez un » est un concept simple. A chaque produit que vous achetez, vous aidez un micro-entrepreneur à développer son activité. En effet, chaque achat sur le site, 10% du prix de votre commande sert à aider à financer un projet grâce à du micro-crédit.
De façon pratique, nous avons un partenariat avec Babyloan.org, service qui fait la passerelle entre des internautes qui veulent prêter de l’argent et des petits entrepreneurs qui veulent développer leur activité, n’importe où dans le monde.
Pourquoi cette idée ?
Il y a plusieurs éléments qui nous ont amenés au « buy one, help one ».
La première idée est celle du « social business », l’idée qu’une entreprise peut avoir dans son business model une visée sociale. Nous n’allions pas créer une ONG reposant sur des dons, et à l’inverse, nous ne voulions pas non plus que notre action arrive en bout de chaîne, comme un don en fin d’année si l’entreprise fonctionne bien. Notre action devait être bien intégrée dans notre système, inséparable de l’entreprise.
Dans les entreprises sur ce modèle et qui nous ont beaucoup influencés, il y a Warby Parker ou Toms aux Etats-Unis, Jimmy Fairly en France. Leur idée est qu’à chaque fois que vous achetez un produit, une paire de lunettes ou de chaussures sur leur site, une paire est offerte à quelqu’un qui n’a pas les moyens de s’en acheter : Buy One, Give One. Notre idée commence à germer.
On a réfléchi ensuite à ce en quoi on croyait le plus, à ce qui nous motivait. Nous croyons très fort à l’entrepreneuriat, à l’idée selon laquelle on peut prendre son destin en main pour s’en sortir, être indépendant et créer son propre moyen de subsistance. Nous y croyons pour nous et nous y croyons pour les autres, spécialement pour les pays où le marché de l’emploi n’est pas structuré, où créer sa propre activité est souvent le seul moyen d’avoir un emploi.
Si tu donnes à celui qui a faim un poisson, tu le nourris pour un jour ; si tu lui donnes une canne à pêche, tu le nourris pour toujours…
On avait trouvé notre idée : nous voulions donc aider les entrepreneurs à développer leur activité, à acheter leurs cannes à pêche. Et là, le micro-crédit s’est naturellement imposé, comme le moyen aujourd’hui le plus sûr d’aider ces entrepreneurs partout dans le monde.
Bien sûr le micro-crédit seul n’est pas non plus la solution universelle. Prêter de l’argent si les gens ne savent pas ou ne peuvent pas l’utiliser, si les conditions de survie minimales ne sont pas réunies, c’est un peu inutile. C’est aussi pour ça que nous sélectionnons des marques avec des démarches complémentaires à la nôtre, qui pratiquent le don pour construire des orphelinats (MaïProject au Népal) ou qui collaborent avec LifeStraw pour fournir aux populations de certains pays pauvres un accès à l’eau potable (Ô Coton).
Démarches complémentaires car le micro-crédit ne peut pas être la solution à tout, nous en sommes conscients. Comme nous allons le voir, le micro-crédit sert à financer des activités rentables, des activités qui pourront générer des revenus sur le long terme pour améliorer la situation des personnes contractant le micro-prêt. Ces revenus permettront aussi de rembourser le micro-prêt. Mais toute activité n’a pas pour finalité d’être rentable et de générer des revenus. Construire un orphelinat est une avancée sociale très importante mais n’a pas pour finalité de générer des revenus. On ne peut donc pas faire de prêt pour construire un orphelinat. Voilà pourquoi nous sommes fiers de travailler avec MaïProject.
Pour vous définir le micro-crédit, je vais reprendre ce qu’en dit Babyloan sur son site :
« Un microcrédit est un crédit d’un faible montant, accordé sans garantie ou presque, à des personnes exclues du système bancaire traditionnel et souhaitant développer une petite activité génératrice de revenus. »
Je vous invite à aller lire le reste des explications de Babyloan sur le fonctionnement du microcrédit : Babyloan explique le microcrédit.
Pourquoi Babyloan ?
Babyloan est donc un service de financement de micro-crédit peer-to-peer : de particulier à particulier. Bien sûr, il y a des intermédiaires (les IMF), mais c’est vous qui choisissez quels projets vous financez. Vous connaissez les projets, ils sont décrits sur le site, vous savez à qui vous prêtez de l’argent et dans quel but.
Comme vous allez vous en rendre compte sur leur site, Babyloan fait un très gros effort de transparence afin que vous sachiez très précisément comment ils fonctionnent avec leur communauté et leurs partenaires (voir ces deux articles sur leur blog).
Enfin, un suivi est mis en place sur les projets. Certains IMF (partenaire local réalisant le prêt), comme celui du Nicaragua, étudient l’impact social de ces prêts, encore une fois, on vous encourage à en lire un peu plus sur le blog de Babyloan.
Pour toutes ces raisons, Babyloan est aujourd’hui un des acteurs les plus reconnus dans le secteur du micro-crédit de personnes à personnes (le peer-to-peer lending) et c’est aussi pour ça que l’on a souhaité travailler avec eux.
Voilà, on vous a enfin donné l’explication de cette phrase énigmatique qui trônait en haut du blog.
Vous avez des questions ? Ça tombe très bien, on adorerait en discuter avec vous.

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